Chronique littéraire 1 – Le baiser de Pandore

Chronique littéraire 1 – Le baiser de Pandore

Le baiser de Pandore
Par Patrick Ferrer

Sortie le 12 juillet 2017 au Éditions Incartade(s)
Genre: Policier, thriller
Broché 560 pages
Numérique 7,11 $

Résumé:
Je m’appelle Paul Heyland. Je suis flic, commissaire à la Crim. Lorsque j’ai été affecté au meurtre de Julien Delatour, assassiné un froid matin d’hiver dans une chambre d’hôtel de luxe, je n’y ai vu qu’une sale enquête de plus… J’avais tort. Je me souviens encore des lumières blafardes de cette salle d’interrogatoire où je l’ai rencontrée, la suspecte que tout accusait. Une Ukrainienne aux yeux gris. Belle, triste, mystérieuse. J’aurais dû me douter que tout cela allait mal se terminer… Pourquoi suis-je resté sourd aux voix qui me chuchotaient à l’oreille de tourner le dos et m’enfuir ? C’était le début de la fin. Une longue course semée de cadavres, comme autant de cailloux blancs laissés à mon attention, qui allait m’entraîner dans une poursuite effrénée jusqu’aux confins d’une Russie encore hantée par les fantômes du passé. Au bout de la route, je savais que je n’en sortirais pas indemne. Tous ces macchabées croisés durant ma carrière de flic me l’avaient déjà annoncé. Mais depuis l’instant où j’avais croisé son maudit regard gris, je n’avais plus le choix…

Ce que j’en ai pensé:

Ce roman policier vous entraîne à travers le temps et l’espace de Paris à Moscou, et ce n’est pas le pays des tsars, mais bien celui de l’après-perestroïka, celui de la corruption et des vapeurs de vodka. Bien que l’histoire ait gagné à être resserrée, l’intrigue vous garde en haleine dès le premier chapitre jusqu’au dernier. Vous voudrez savoir ce qui est arrivé à la belle Ukrainienne!

Avant de maudire les murs qui nous emprisonnent, il faut essayer de comprendre de quoi il nous protègent. C’est une des choses que le Goulag m’a enseignées. Les tours et les barbelés ne sont pas là pour empêcher les détenu de s’enfuir – où pourraient-ils aller? – , mais pour éviter qu’ils ne divaguent dans les déserts glacés en proie aux cauchemars de l’éternelle nuit boréale. (Extrait de Le baiser de Pandore, Patrick Ferrer)

De façon générale, le roman est bien écrit. Il y a cependant des éléments plus faibles dans la première et troisième partie, des variations dans le niveau de langage, qui déstabilisent et mettent en péril la vraisemblance de l’histoire. Celles-ci sont la plupart du temps liées aux apparitions de Samantha.  L’intrigue est présentée dès le premier chapitre, elle est bien ficelée et nous attrape. Par la suite, on nous présente un commissaire Heyland, qui perd la tête en regardant le décolleté de sa secrétaire, qui utilise des clichés pour décrire ses collègues bedonnant ou asiatique. Quelques pages plus loin, le même individu met sa carrière en jeu pour sauver une femme qu’il a rencontrée une fois pour un interrogatoire, s’ajoute à cela un chef de police qui exige que l’enquête soit bouclée en une journée, et là j’ai eu envie de décrocher. Même chose à son retour de Russie, lorsqu’il découvre que sa secrétaire a pris des initiatives un peu farfelues.

Heureusement, je ne l’ai pas fait, j’ai continué et j’ai été récompensée, parce qu’à part ces exceptions, l’écriture est agréable et les personnages sont moins caricaturaux, somme toute, il s’agit d’un livre divertissant.

***/5

 

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