La Catherine-Marie

La Catherine-Marie

« La goélette glissait sur l’eau du fleuve. Du rivage, on aurait dit un grand oiseau blanc aux ailes déployées, le plus grand des goélands qui jouait avec les baleines du fjord. C’était une majestueuse deux mâts, fabriquée à l’île aux coudes. Elle s’appelait la Catherine-Marie du nom de leur mère, Catherine-Marie Scallion. »

Premier juin, j’ai trop hâte, dans trois semaines, je m’installe à résidence pour écrire. J’ai sur ma table de travail plusieurs projets d’écriture, au moins cinq. Depuis les derniers jours, il y en a un qui a pris le devant du peloton, c’est l’histoire d’un petit village de la Côte-Nord du Québec. D’une certaine manière, il m’accompagne dans tous mes voyages puisqu’il est inscrit sur mon passeport: Clarke City.  J’y suis née, mon père y a vécu. C’était un village autour d’un moulin de pâte et papier, un village fermé, inventée au début des années 1900 par les frères Clarke, les éditeurs de l’Encyclopédie Britannica.

Mon plan se dessine peu à peu, il s’agira d’une fiction débutant en 1898, librement inspirée de l’histoire du village. Reste à déterminer la part de vérité et de fiction. Je compte m’inspirer des histoires de mon père, qui malgré son peu de talent pour la pêche à une imagination assez fertile lorsque vient le temps d’améliorer les anecdotes.

D’ici là, je m’apprête à entrer dans la cinquantaine, une nouvelle étape qui fera de moi, enfin, une femme mûre.

 

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