Dernière semaine de travail de cette année 2017, dernier sprint pour arriver à Noël. Êtes-vous prêts? Qu’est-ce que le temps des fêtes pour vous? Une détente ou un stress? Combien de fois j’ai attendu ce moment pour prendre une pause et puis finalement je n’ai réussi qu’à soigner une grippe.  Mon corps roulant comme un fou sous l’adrénaline se laissant piéger par un méchant virus dès la première journée de repos.

Cette période de l’année peu facilement se transformer en spirale infernale parce que nos attentes sont trop grandes. Il est vrai que l’organisateur en chef de la fête de Noël, le Père Noël, arrive à couvrir la terre entière de cadeaux pour tous les enfants du monde, après cela comment être à la hauteur!

On passe des semaines à cuisiner des plats trop gras, trop sucrés après s’être privé pour perdre quelques livres que l’on reprendra en mangeant ces plats trop caloriques, à boire cet alcool trop abondant. Et que dire du budget expansif qui nous donnera des maux de ventre avec le relevé de carte de crédit de janvier. Des cadeaux trop nombreux, trop coûteux, de cette pression à faire plaisir à trop de monde avec des cadeaux mal choisis qui finiront dans le fond des tiroirs.

Si je vous demandais de me raconter vos plus beaux souvenirs de Noël que me diriez-vous? Pour ma part, cela commence souvent par : quand j’étais jeune. J’ai très peu de souvenirs de cadeaux fantastiques pourtant j’en ai pas manqués, bien au contraire. J’ai plutôt des anecdotes de grands rassemblements familiaux, des cousins et cousines qui chantaient en chœur des chansons un peu grivoises sans trop en connaître le sens. Des séances de méditation dans le salon de mes grands-parents quand nous empruntions les disques de ma grand-mère et des fous rire à chaque fois que l’on entendait: Relaxez…

J’ai quelques souvenirs des messes de minuit au son de la musique de l’orgue de Colette Allard, des cahiers reliés bruns que l’on ressortaient chaque année pour pratiquer le répertoire de Noël, de mon cœur qui s’emballe quand je chante seule le « D’où viens-tu bergère ».

Des heures passées à écouter Ciné-Cadeau, à lire des romans d’Agatha Christie. De sapins coupés dans la forêt qui sentaient bons. De promenades en motoneige. De mon père qui raconte des histoires toute la nuit, de mes oncles qui jouent de la guitare, de Wilfrid Poulin qui joue du violon, des gros cahiers de chansons de Marcelle. J’ai aussi quelques souvenirs de jour de l’an tout aussi glorieux, de parties de hockey entre les Canadiens et les Nordiques, des heures à attendre au téléphone pour dire nos souhaits sur les ondes de CKCN.

Aujourd’hui, je réalise que pour que ces Noël soient mémorables, il a fallu que les femmes de ma famille travaillent d’innombrables heures et je leur en suis reconnaissante.

Si j’avance dans le temps c’est à ma fille que je pense, à ses petits yeux endormis et émerveillés de découvrir le père Noël, de toutes ses histoires saugrenues que l’on a inventées pour faire durer le mystère. Et cette année, c’est ma nièce qui se couchera trop tard et déballera trop de cadeaux.

Je ne peux concevoir un  temps des fêtes sans avoir quelques pâtés et desserts prêts dans le congélateur, c’est comme marqué dans mon ADN. J’arrive pas à imaginer un Noël dans le sud loin des miens. Et puis tant pis pour l’abondance et la  fatigue du 2 janvier!